L’Extraordinaire 
Aventure de

De son véritable nom : Raymonde Fleurat, Liz Brady est née le 5 janvier 1940 à Héliopolis, tout près du Caire,  d'un
père français et d'une mère gréco-romaine.  Comme de nombreux artistes nés en Egypte : Claude François, Dalida,
Richard Anthony, Georges Moustaki, Georges Guétary  les familles se sont installées pendant deux générations peu
après l'ouverture du canal de Suez en 1869, soit parce qu'elles travaillent pour les sociétés du canal ou encore font le
commerce du coton, de l'or, et bien d'autres choses.  

Les origines diverses de la famille font que très jeune Liz parle le français, le grec, l’italien et l’arabe.

La famille de Liz étant très française, elle accueille dans leur maison vingt légionnaires attendant de partir pour El
Alamein en 1942, et le soir, après le repas, on fait la fête pour les distraire.  Les soldats prennent Liz dans leurs bras
et dansent avec elle au son de la musique, les uns après les autres, les membres de la famille aussi, tout le monde
s'amuse. Liz dit que c'est à partir de ce jeune âge que lui viendra sa passion pour la musique et pour la danse. A la
veille de leur départ, les soldats ont inscrit ''Mondie'', le nom de bébé de Liz, sur les capots de leurs Jeeps avec de la
chaux, puis ils l'ont baptisée Mascotte de la Légion en lui versant une bouteille d'Arak sur la tête.

Les grands-parents de Liz remplissent les Jeeps de victuailles pour ce groupe d'hommes qui part à la bataille, la veille
de Noël !

A l'âge de quatre ans, alors qu'elle étudie déjà chez les Mères du Sacré-Coeur, où les religieuses sont issues de
familles nobles françaises, on retrouvera Liz dans la crèche vivante, incarnant ''le petit Jésus'' !
Son premier rôle, est un rôle de garçon !

A sept ans, elle entre chez les éclaireurs de France, groupe laïc dont son père avait fait partie également. Elle devient
très vite chef de clan de petites filles de toutes religions confondues adoptant le surnom de son papa : Moustique !

A quinze ans elle gagne son badge de boute-en-train en mettant en scène le spectacle annuel présenté aux parents où
elle chante, danse, joue la comédie, introduit les autres, tire le rideau et fait office de souffleur également .........

En 1955 une proposition est  faite au père de Liz et la famille part s'installer au Kenya où Monsieur Fleurat occupera
un poste au consulat de France de Nairobi, il est à noter à ce sujet qu'antérieurement les deux grands-pères de Liz
furent ministres en Egypte durant la période du roi Farouk.
Liz passionnée de musique apprend des dizaines de chansons par coeur extraites des répertoires d'artistes prestigieux
tels que Ella Fitzgerald  Frank Sinatra, Johnny Mathis, Sammy Davis Junior, Gilbert Bécaud, Charles Aznavour, Edith
Piaf, etc…

Il est très important de noter qu'à cette époque devenir chanteuse n'effleure même pas l'esprit de Liz.
Mais Liz est vraiment une jeune fille ''Dans le vent'' avec tous ces répertoires variés.
Arrive le moment où la mère de Liz, ne supportant plus la vie au Kenya, retourne seule en Egypte, auprès de sa
famille.

En 1958, après avoir reçu l'équivalent du bac, totalement en langue anglaise, au collège ''Kenya High School'' à
Nairobi, Liz travaille dans l'industrie du café.
En pleine époque du rock and roll, Liz sort beaucoup pour aller danser et c'est ainsi qu'elle rencontre un partenaire
danseur (militaire) avec qui elle commence les concours de danse de haut niveau.

Ils se produisent dans tous les night-clubs de Nairobi.
Liz se souvient qu'un soir, ils sont accompagnés par un jeune guitariste- chanteur- étudiant : Roger Whittaker !

Le fameux partenaire de danse épouse Liz. Elle devient donc Madame BRAID ! Il est facile désormais d'imaginer
pourquoi son nom d'artiste deviendra : LIZ BRADY,  cela coule de source........
Après le mariage, ils partent pour l’Angleterre, son mari venant d'être démobilisé. Elle est enceinte, mais se rendant
compte que le couple ne va pas très fort, elle décide de partir le 1er mai 1960 accoucher en Egypte, auprès de sa
famille.
Liz donne naissance à une petite fille le 27 septembre 1960.
De mai à septembre, Liz se promène beaucoup sur la corniche d'Alexandrie avec sa cousine Claudine, et avec un
inséparable compagnon : son transistor.  Liz chante tout ce qui est diffusé ! C'est à ce moment que Claudine se rend
compte que Liz est très douée pour le chant.
Pour subvenir aux besoins de son enfant, Liz donne des cours d'anglais aux officiers égyptiens qui doivent se
perfectionner dans cette langue.
Voici le moment particulier où la cousine, Claudine, va entrer en jeu et faire ce qui va entraîner Liz à devenir
chanteuse.
Faisant partie d'un groupe de professeurs du collège Saint Marc d'Alexandrie qui monte une comédie musicale
intitulée "Dans les Cycles des Siècles'', retraçant l'histoire de la chanson d' Eve jusqu'au rock and roll, Claudine dit à
Liz :
Pourquoi ne viendrais-tu pas te joindre à la troupe pour chanter ?
Et Liz de lui répondre : 'Mais Claudine, je ne suis pas chanteuse, je ne me vois pas faire ce métier !
La grand-mère de Liz, très religieuse, ayant été avertie de la démarche, ne l'entend pas du tout comme cela !
''Tu ne vas tout de même pas refuser aux religieux ton aide pour recueillir des fonds ! Il faut que tu ailles ce soir à la
répétition, ton grand-père et moi, nous nous occuperons de la petite !"

''Citez-moi un titre, je vous accompagne ?''
Et là elle choisit ''Rock around the clock''.
A la fin de la chanson, les membres de la troupe sont en délire et tout le monde la prie de rester !
Elle finit par accepter et devient la soliste de ce spectacle.
Quand celui-ci est présenté la première fois, des articles paraissent dans la presse d'Alexandrie et ils sont obligés de
faire des spectacles supplémentaires, ce qui sera très lucratif pour le collège ...........

Un soir, après un des spectacles, certains membres de la troupe vont dîner dans un restaurant grec d’Alexandrie
s’appelant «Elite''. Le vin aidant, chacun prend le micro et fait sa petite chanson sur scène. Arrive le tour de Liz, qui
bien sûr fait comme les autres. Le patron se dirige alors vers la table de la troupe et dit à ses partenaires de spectacle
:
''Mais cette fille est formidable !''
Et la cousine Claudine de lui rétorquer :
''Mais c'est une vedette en France, elle est simplement en vacances ici !''.
Ce qui était une pure invention, mais sera l'élément déterminant d'une belle carrière.
Quand Liz revient à la table, le patron lui propose, ''pendant ses vacances'',  de venir chanter tous les soirs ! Le
problème est que Liz enseigne toujours l'anglais la journée !

Alléchée par le cachet qui lui est offert, qui représente plus du double de ce qu'elle gagne en donnant ses cours et
souhaitant gagner correctement sa vie pour son bébé alors qu'elle est séparée de son mari, elle accepte la
proposition.
Il se trouve qu'un soir en 1961 elle est remarquée par un client, agent de spectacles au Liban , qui lui demande de
monter un quatuor pour assurer un contrat dans un casino en Syrie , avec un batteur, un saxophoniste, un pianiste et
bien sûr elle en chanteuse soliste.
Se servant du début de son prénom qui fait un double sens avec ''rayon'' en anglais, elle décide d'appeler le groupe ''
The Four Rays '' sachant qu'elle se produit déjà seule sur scène sous le pseudonyme de "Ray Monde".

Ce qu'il faut savoir est que Liz, qui le dit elle-même, est très garçon manqué, donc toujours en pantalon, chaussures
plates et cheveux courts, petite de taille et mince, elle a l'air d'un  petit garçon  plutôt que d'une jeune femme !
Ce sera un bien, car dans tous les pays où elle se produit, on la laisse tranquille grâce à cette allure ambiguë.

Et voilà donc Liz avec ses trois musiciens qui partent pour le casino de ''Lattaquiéh'’ en Syrie.
C'est là que le répertoire international de Liz augmentera.
Puis, de retour en Egypte, elle décroche un contrat à Alexandrie, au night-Club de l'Hôtel Dauville. Le jour, sur la plage,
elle participe souvent à des tournois de jacquet, où elle rencontre et sympathise avec Orlando, le frère de Dalida.
Ensuite elle est engagée comme chanteuse d'orchestre et maîtresse de cérémonie au Caire, au Grand Hôtel
Continental, pour y présenter les artistes qui viennent d'Europe.
Par la suite, elle chante aussi sur l’un des anciens yachts du roi Farouk amarré au Caire sur  le Nil : le ''Laila'',
transformé en night-club très chic......

Un nouveau contrat est décroché par la suite au Capitole à Beyrouth au Liban, et c'est là que Liz, discutant avec des
danseuses françaises leur demande si elles ne connaissent pas une agence à Paris, car elle a très envie de venir
travailler en France, le pays de sa famille.
On lui donne des coordonnées et Liz se décide à écrire.
A la fin du contrat de Beyrouth, l'agent de Liz l'envoi chanter à Chypre.
Nous sommes en 1963 et Liz rentre chez elle en Egypte, et là on lui offre de faire partie d'une tournée de music-hall
intitulée ''Cabaret Continental'',  composée d'artistes de différents pays du monde. Elle repart donc pour l'Afrique de
l'Est où ils se produiront dans les salles de cinéma au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie et sur l'île de Zanzibar, devant
le Prince lui-même !

La tournée s'arrête de façon brutale à Mombasa au Kenya, les producteurs ayant disparus du jour au lendemain, sans
même les payer, tous les artistes cherchent alors du travail !!!
Un couple de Chinois qui avait vu le spectacle, engage Liz au '' New Florida'', un night-club en bordure de l'Océan
Indien, à Mombasa au Kenya. Liz y sera accompagnée par quatre musiciens noirs, qui ne lisent pas la musique ! Ils
travaillent tous à l'oreille !

Tous les jours ils recherchent de nouveaux titres à la mode dans un grand magasin de disques. Ils s'imprègnent des
musiques et mettent ainsi en place de nouvelles chansons pour les soirées.
Un trio d'acrobates qui était au programme de la tournée, partant en Grèce où il avait décroché un contrat, va se
débrouiller pour faire engager Liz. Elle recevra ainsi une lettre d'engagement et un billet d'avion pour aller chanter
dans les montagnes à Kifissia au nord d'Athènes en automne 1963.
Là, Liz est remarquée par le propriétaire du Club ''Copa'' à Athènes, club dans lequel Nana Mouskouri chantait avant
d'enregistrer ses disques. On se faisait un honneur de raconter cette histoire.  Liz chantera Charles Aznavour ce qui
est  le ''must'' pour cette clientèle grecque, car pour être vraiment ''in'', il convenait de parler le français et les Grecs
raffolaient d'Aznavour. Donc succès fou à Athènes.
Liz sympathise avec un couple de twisteurs américains et ils partent pour la base militaire de Wiesbaden en
Allemagne, en train. Ils feront deux ou trois spectacles.
Liz part passer les fêtes de Noël 1963 en Angleterre chez Jacqueline, une autre de ses cousines auprès de qui elle fait
suivre tout son courrier. C'est là qu'elle découvre une lettre de l'agence MODEI de Lilette Voland et Roberta (ex-
chanteuse) de Paris, qui lui demande de venir passer une audition à la '' Dolce Vita ''.

Elle arrive donc à Paris en janvier 1964 et à cette époque Liz a un accent anglais très prononcé  et un passeport
britannique, du fait qu'elle est encore mariée à un Anglais, ce qui fait qu'on la présentera au début en France comme
chanteuse anglaise,  par erreur.

Liz passe son audition à la  ''Dolce Vita'' à Montparnasse, rue Vavin et dans un coin de la salle, ce soir là  :
« La » Callas et Monsieur Aristote Onassis sont là.
Elle rentre ensuite chez ''Elle et Lui'', en face de la ''Dolce Vita '', avec un contrat de quinze jours. Elle y restera quinze
mois !
Le patron, papa Marcel, baptise Liz ''Baby Ray'' se référent à   sa taille ainsi qu'à son accent. Ce n'était pas encore Liz
Brady.
Indication importante : un soir dans les coulisses un grand homme lui tend sa carte de visite en lui disant : ''
Téléphonez-moi, prenons rendez-vous, je suis intéressé pour vous prendre sous contrat ! ''.
Cet homme c'est Johnny STARK en personne ! Liz ne connait personne à Paris, il faut bien préciser qu'à cette époque,
les agences avaient des règlements très stricts pour les artistes sous contrat avec elles : pas de rendez-vous chez
des concurrents, ne pas parler à n'importe qui, etc…

Ce qui fait que Liz jette la carte de visite !
Elle le revoit un soir, lors de son passage à l'Olympia en mars 1967  dans le programme d'Eddy Mitchell. Johnny Stark
est l'imprésario de Johnny Hallyday, qui justement est la vedette du programme suivant et vient répéter tous les
après-midi. Il se trouve encore là lorsque Liz monte sur scène. Elle finit son tour de chant avec '' Mack the knife '', (la
Complainte de Mackie en anglais) et, du coin de l'œil, elle voyait Johnny dans les coulisses, qui la regardait. Liz entend
Monsieur Stark discuter avec Roberta, sa productrice qui lui tient ces propos  : ''  Alors, vous me la laissez en contrat
cette artiste ? '', la réponse de Roberta fût non !
Plus tard aussi durant l'année 1967, après la tournée avec Richard Anthony, celui-ci tentera de racheter le contrat de
Liz afin de la produire, les gens de l'agence refuseront à nouveau.

Dans le courant de cette année 67 Liz tourne dans le film '' POP GAME '' un documentaire de François Leroy dont les
dialogues sont de Jacques Plait un grand nom de l'industrie phonographique. Des chansons de Liz Brady sont en fond
musical.

Ce film retrace le portrait de deux filles et d'un garçon confrontés aux réalités de la vie, portrait d'une jeunesse
fauchée vivant aux crochets des parents, aimant les disques et « fauchant » dans les « Prisunic ». Liz est maquillée,
le visage peint style ''Baba cool'' comme une hippie.

- en mai 1967, Liz part pour le festival international de la chanson de Mallorca (îles Baléares Espagne) et représente
la France avec une chanson inédite ''Toi, moi et une rose''.
Un disque sortira en Espagne mais pas en France. Le festival fût télévisé, en conséquence les archives de celui-ci
doivent exister mais nous ne les avons pas encore retrouvées.

- en septembre 1967, Liz représente à nouveau la France au festival de la chanson de Budapest en Hongrie  avec la
chanson ''Nem varok holnapig'' devenu en français ''Je n'attendrais pas demain''. Liz se rappelle que durant ce festival
un chanteur Yougoslave interprète une chanson qui la séduit. Elle écrira des paroles françaises et la chanson
deviendra ''Si tu partais''. Pour ce festival télévisé un internaute à mis en ligne la chanson de Liz sur Internet.

Les télévisions de 1967 :
En avril 1967  ''Le Palmarès des Chansons'' de Guy Lux où Richard Anthony son ami est en invité vedette, Liz vient
interpréter en hommage ''La terre promise'' (adaptation française par Richard Anthony du succès des Mamas & Papas
« California Dreamin' ») Guy Lux remerciera d’ailleurs par écrit Liz à chacun de ses passages dans ses émissions.
Une vidéo de cette chanson se trouve également sur le site de l'INA sur Internet.

Décembre 1967 voit la sortie d'un cinquième 45 tours EP de Liz, mais cette fois suite à des difficultés économiques
de la production dont la trésorerie est tendue, le disque sort chez DECCA. Les enregistrements ont lieu à Londres sous
la direction du chef d'orchestre Allan Tew.
Titre phare de Jean-Claude Daigle ''Le piano s'est tu'' . C'est sur ce disque que l'on retrouve la chanson dont Liz est
tombée amoureuse lors du Festival de Budapest : ''Si tu partais''. 
Il est très important de noter que la période Pathé fût extraordinaire compte tenu des moyens qui sont mis à la
disposition de Liz pour enregistrer.
Les enregistrements ont lieu dans le Studio N° 1 où venaient entre autres : Edith Piaf, Tino Rossi et bien d'autres. Liz
nous précise que dans ses trois premiers EP toutes les chansons ont été arrangées par le génial Jacques Denjean qui
était très en vogue à cette période et que tout le monde s'arrachait !
Par contre pour le 4ème EP, il n'arrangera que "Bas les pattes" (paroles de Liz elle-même) les trois autres chansons
étaient sous la coupe de Paul Piot très connu également dans l'industrie phonographique.

Liz n’oublie pas cependant qu’elle a eu la chance d'avoir des auteurs-compositeurs de qualité tels : Mort Shuman,
Bernard Kessler et Jacques Chaumelle qui viennent d'écrire ''Ce soir, je t'attendais '' pour l'Eurovision.
Gérard Bourgeois et Jean Max Rivière qui avaient écrit ''la Madrague'' pour Brigitte Bardot.
Jacques Revaux et Ralph Bernet très prolifiques en succès en
cette époque Yéyé, Guy Magenta, Michelle Vendôme, Frank Gérald, Daniel Faure, Vline Buggy, Georges Liferman, Mia
Simille qui a beaucoup écrit pour Dick Rivers, Danyel Gérard etc etc .....

Le début de l'année 1968 est marqué par une semaine passée au MIDEM à Cannes, très important marché du disque
à cette époque.
Liz ne perçoit pas vraiment le déclin de son agence de production, seul signe révélateur, le fait de ne pas avoir
enregistré chez Pathé son dernier disque '' Le piano s'est tu '', mais sur un autre label par soucis d'économie. Sa plus
grande surprise viendra lorsque durant la seconde quinzaine de mars 68 on lui proposera un contrat dans un cabaret à
Marseille avec des conditions tout à fait inacceptables, elle le refusera ayant toujours par le passé refusé ce type de
contrat.
Il est très important de se souvenir du nombre de télévisions
avec Liz en sachant qu'à cette époque il n'y avait qu'une seule chaîne !
En ce qui concerne le nombre de galas nous vous laissons faire le compte de personnes qui ont pu voir Liz BRADY sur
scène en seulement trois années !!


CANADA - LES SCARABÉES

Reprenant son nom, Liz Brady part pour l’Égypte le 13 décembre 1972 où elle chante en soliste à nouveau à  
« L’Auberge des Pyramides », pour les fêtes de fin d'année 1972.
A son retour, elle produit et fait un ‘voice-over’ sur deux de ses chansons de  France dans les studios RCA: « Bas les
Pattes » (dont elle avait adapté les paroles écrites par Pierre Saka qui avait tenté de traduire la version originale «
Hands Off ») et « Et c’est bien mieux comme ça » (de George Liferman et Sylviane Boutin), elle change le titre pour 
« Je voulais faire de l’amour… », premiers mots de la chanson, (avec l’espoir de faciliter la mémoire des auditeurs).
Elle signe un contrat de distribution avec le Label «Profil», appartenant à un autre ancien membre des «Baronets» :
Jean Beaulne, qui est bien vite en faillite et entraine Liz dans sa chute.
La chanson, qui était déjà numéro 12 au Palmarès, et qui avait un brillant avenir, fut retirée des programmations, car
lorsque les gens se rendaient dans les magasins de disques, il leur était répondu que la commande n’était pas encore
arrivée. En fait, «Profil», avait cessé le pressage après les cinq mille premières copies sans toutefois le préciser à Liz
qui fut ainsi mise devant le fait accompli, bien trop tard pour réagir.

Contrainte ainsi de recommencer à zéro et tenter de se refaire un nom, Liz chantera sans cesse, jusqu’au jour où on
lui offrira de donner des spectacles « One Woman Show » en Floride. Elle part donc pour une tournée de quinze
spectacles en 1985. Son agent américain la lance sous le nom de LIZA BRADY.

Partout où elle passe avec son show en sept langues, relatant sa vie et ses voyages, la salle la gratifie d'une standing-
ovation ! Les Américains l'ont adoptée définitivement.

Le 17 Avril 2005, 20 ans après avoir quitté le Canada, sans jamais y retourner, elle sera invitée , tous frais payés, par 
la télévision de Radio-Canada, à Montréal , dans le cadre de l’émission « TOUT LE MONDE EN PARLE », où, depuis le
début de cette émission numéro un, « Le cœur de mon pays » est joué par l’animateur Guy A. Lepage, à chaque
présentation d'un invité politique ! Ce soir-là, elle sera assise aux côtés de l’ex-premier ministre du Québec : Bernard
Landry et on passera un extrait des Scarabées chantant leur succès de 1972, au Donald Lautrec Chaud. Et Liz rira de
bon cœur !!!

c'est la tornade
de la vague yéyé,
attention,
ça va bouger !!
Affiche officielle Pathé, crée par Gérard Neuvecelle
L'aventure de ce merveilleux talent est loin d'être terminée.
Occasionnellement Liz offre ses chansons au public appréciateur de la Floride du Sud
et de Montréal dans le cadre de revues musicales et d'événements spéciaux.
par Jean-Claude PARIS
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